La « résistance à l’insuline », ou « insulino-résistance », ce n’est pas grave.
→ Chez la plupart des chats diabétiques, elle fait partie du mécanisme normal du diabète félin, surtout au début.
En pratique
Quand un vétérinaire parle de « résistance à l’insuline », cela signifie souvent simplement que :
- le chat ne répond pas encore assez à l’insuline injectée ;
- la dose doit être ajustée progressivement.
Cela n’empêche ni la régulation, ni une possible rémission.
Causes fréquentes d’une résistance plus marquée
- surpoids / obésité ;
- glucotoxicité (hyperglycémie chronique) ;
- infection ou inflammation ;
- pancréatite ;
- stress ;
- maladie dentaire.
Causes plus rares
: acromégalie, maladie de Cushing, hyperthyroïdie, certaines tumeurs.
Mais cela correspond à des situations particulières, et non à la majorité des chats.
L’insuline permet au glucose (sucre) d’entrer dans les cellules pour leur fournir de l’énergie. Quand l’organisme y répond moins bien (insulino-résistance), le sucre reste dans le sang : la glycémie augmente.
Chez le chat, c’est le mécanisme principal du diabète félin, généralement proche d’un diabète de type II. Avec le temps, cette résistance à l’insuline peut aussi fatiguer les cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline.
À retenir
Presque tout chat diabétique présente un certain degré d’insulino-résistance. Ce n’est ni une situation rare, ni désespérée. On peut souvent l’améliorer avec une dose adaptée (augmentation), une insuline humaine plutôt qu’animale, la perte de poids si nécessaire, et le traitement des maladies associées.
un suivi de la glycémie à domicile augmente le succès de l’insulinothérapie → Glycémie à domicile : utile ou superflu?
Vidéo : « Chat résistant à l’insuline : ce n’est pas grave ! »
Voir aussi : Hautes doses, résistance à l’insuline et acromégalie