Témoignage de Martine (2018 et 2020)
Post 1 (2018)
Coucou de l’après-midi.
Vous voulez que je vous raconte l’histoire de Gomette et son entrée par la grande porte du monde des sucrés?
Je vais le faire par écrit car je ne sais pas me mettre en scène en vidéo puis ma voix est encore toute cassée à cause de ma bronchite. Je vous préviens, c’est long, je ne sais pas faire court. Mais je vais aussi le faire en deux publications pour que vous puissiez avoir le temps de respirer! ![]()
Gomette est arrivée dans ma vie d’une drôle de façon.
C’était une époque où je sortais d’une très grave maladie, donc en repos à la maison, et où je venais de perdre ou j’allais perdre mon toutou adoré, mon Miska d’amour.
J’avais aussi perdu deux ans avant ma princesse aux yeux verts, ma chatte Tii d’un cancer fulgurant.
Encore deux ans avant, nous avions adopté chez des particuliers, un tout petit bout de chatte, une tricolore que les proprios laissaient dehors jours et nuits avec sa mère et ses frères et sœurs de portée.
Cette petite chatte, Nala, était une véritable furie mais s’était amourachée de mon fiston. C’était donc devenue Sa chatte.
A la mort de Tii, je n’avais donc plus de chat à moi, et ça me manquait gravement.
Je commençais à aller sur des forums de chats, (je ne connaissais pas facebook à cette époque) où j’ai fait connaissance d’une bénévole d’association qui deviendrait par la suite mon amie.
Évidemment, les chatons qu’elle mettait en photo m’allaient droit au cœur. Et je décidais que je voulais en reprendre un, voire deux.
Mon chéri, qui ne sait rien me refuser, m’accompagna chez cette bénévole où nous passâmes un très sympathique moment.
Elle avait récupéré chez un particulier 3 petites chattes grises qui étaient toutes atteintes d’un sacré coryza. Elles n’avaient qu’1 mois et demi, mais les laisser chez ces personnes équivalait à les laisser mourir ce que mon amie ne pouvait concevoir. Elle entreprit de les sauver et de les soigner.
Lorsque je les rencontrais, elles étaient encore bien amochées mais que nenni que ça m’arrêterait, je flashais sur Goyave.
Comme elle était encore en soin, je ne l’emmenais pas ce jour-là, mais je partis, le cœur empli d’amour pour ma future petite locataire.
Je consultais le forum le lendemain et… je vis sur la page de mon amie bénévole, une nouvelle photo: celle d’une petite boule noire et blanche, toute simple, toute quelconque mais dont je tombais éperdument amoureuse.
Je la montrais à mon mari qui n’était pas chaud pour prendre deux chatons, mais… vous savez ce que c’est: ce que femme veut, Dieu le veut et j’ai su trouver les arguments pour le convaincre de la prendre aussi.
Car c’était aussi une femelle mais ça c’est le hasard hein?
J’ai eu des mâles aussi dans ma vie mais ce n’est pas ma faute si je flashe surtout sur des femelles! ![]()
J’appelais aussitôt mon amie bénévole et lui expliquais mon coup de foudre.
C’est ainsi que Gomette et Goyave (mes deux Go) rentrèrent dans ma vie dans notre vie.
Post 2 (2018)
Entrée dans le monde secret des sucrés.
Mes deux petites chattes grandirent, grossirent.
Surtout Gomette. Pensant les nourrir avec une alimentation de qualité, elles mangèrent des croquettes pendant 5 ans et plus.
Au mois d’août 2016, à l’occasion de la visite annuelle, Gomette atteignait le poids de 8,3 kg.
Plus de deux kilos que ses « soeurs » Goyave et Nala, pourtant nourries à l’identique.
Elles avaient grossi aussi mais moins quand même et tant mieux car ce sont toutes les deux des petits standards alors que Gomette est une grande chatte.
Alertée, ma véto me suggéra des croquettes véto pour ou plutôt contre l’obésité.
Ça a fait maigrir… mon porte-monnaie mais aucune de mes chattes.
Sauf Gomette qui finalement perdit du poids en novembre, début décembre 2016.
Chouette, me dis-je, ça marche enfin, jusqu’au jour où elle ne voulut pas manger.
Gomette ne mangeant pas, là c’était impensable. Je décidais de la surveiller toute une journée, elle buvait beaucoup (mais elles ont toujours beaucoup bu depuis toutes petites) mais ce qui m’a vraiment alerté, c’est une toute petite tache d’urine rosie.
J’appelais le cabinet vétérinaire et je pris rendez-vous.
Et là, après une prise de sang complète et une échographie, le diagnostic est tombé. Diabétique. Et pas qu’un peu: 4,49g et une fructosamine de 488mg. Créatitine un peu élevée et je ne sais plus quel autre paramètre.
C’est comme si le ciel me tombait sur la tête. Et pendant que j’assimilais cette nouvelle, la véto continuait de me parler et j’entendais des mots comme: insuline, seringues, courbes, piqûres… piqûres?
Mais jamais de la vie, jamais je ne pourrais la piquer, j’ai la phobie des piqûres, il y a surement un autre moyen: mon mari diabétique prend des médicaments, on a qu’a lui donné des médicaments…
J’ai pleuré, je suis passée par ces fameuses étapes dont j’ai déjà parlées: le refus, le déni, la peur, etc.
Puis la résignation, et enfin l’acceptation.
La véto m’a montré comment et combien injecter, et je suis repartie avec une montagne d’informations que j’ai tout remisées dans mon cerveau.
Et arrivée à la maison, le sursaut du désespoir, me voilà à la recherche du moindre indice dans internet.
Et je n’ai rien compris: tous ces termes, tous ces mots techniques, médicaux, j’ai pensé que je n’y arriverais jamais.
Mais j’ai fini par savoir injecter, je ne testais pas encore.
C’est sur un forum consacré au diabète que j’ai appris qu’on pouvait tester à la maison.
Dieu merci, si je puis dire pour mon pauvre chéri, mais mon mari diabétique se testait, il m’a donc aidée.
Et c’est ainsi que je me suis familiarisée avec cet outil indispensable qui nous évitait à Gomette et à moi d’aller faire les courbes chez le véto.
Évidemment, entre temps, je me documentais sur la nourriture, et je décidais de passer toutes mes « filles » à l’humide.
Arrivée chez Félix, j’y ai fait connaissance de Marie, de Kenza Warren et de Stephanie, que j’ai suivie pour venir sur ce groupe là.
Et c’est grâce à elles trois que j’ai fini par apprendre et surtout comprendre le phénomène « diabète »! ![]()
Mais il faut bien se dire qu’on apprend tout le temps. Et surtout apprendre la patience. Hein Lilli?
Mais ce diabète, on l’aura un jour, on l’aura…! ![]()
Post 3 (2020)
Gomette: « Maman, tu peux me redire comment tu as réagi au moment de mon diagnostic diabète et comment tu as pris en charge mon traitement? »
Moi: « Ouh là, c’est vieux maintenant, j’ai un peu oublié, c’est tellement facile avec toi que j’ai l’impression que j’ai toujours fait ça. »
Gomette: « oui mais justement, si tu me racontais ton évolution? Puis, on sait jamais, ça pourrait aider d’autres petits chats sucrés dont les mamans ou papa appréhendent le suivi? »
Moi: « Oh ma Douceur, je reconnais bien là ta gentillesse. D’accord, je vais essayer de faire simple mais tu sais bien que lorsque je parle de toi, je suis dithyrambique.
Alors, ça a commencé en décembre 2016 où j’ai trouvé que tu avais beaucoup maigri.
Mais comme tu étais censée manger des croquettes de régime (tu avais tellement grossi ma princesse 8,3 kg à 5 ans et demi), j’ai mis ça sur une réussite de perte de poids.
Même si j’étais bien étonnée qu’elles n’agissent que sur toi alors que tes deux sœurs, moins rondes mais en surpoids tout de même, ne maigrissaient pas d’un gramme.
Je me suis inquiétée le jour où tu as justement boudé tes croquettes, là ce n’était pas normal. Tu buvais beaucoup mais tu avais toujours beaucoup bu. Tu urinais aussi mais ça me semblait normal vu ce que tu buvais.
Mais cette anorexie, ce n’était pas toi et ensuite cette urine rosée dans ta litière, la peur s’est emparée de moi.
Une peur sournoise, irrationnelle, je te voyais déjà malade, je te voyais hospitalisée, un cauchemar.
Je prends rendez-vous en urgence chez ta vétérinaire qui te fait toute une batterie d’examens: analyses de sang, échographie (foie trop gros, rien au pancréas), mauvaises analyses en ce qui concerne la glycémie. 4,49g, alors que la fourchette se situe entre 0,74 et 1,59g, une urée trop basse et un PAL élevé. Et tu as bien maigri: près de deux kilos en 4 mois environ.
Et le mot est prononcé: diabète »
Gomette: « Diabète, mais tu sais ce que c’est du diabète puisque papa a cette maladie? »
Moi: « Oui, je sais ce que c’est que le diabète, ma puce mais pour les humains, je ne savais même pas qu’un chat pouvait être diabétique.
Et comme ta vétérinaire essayait de m’expliquer ce qu’il fallait faire, je ne retenais que piqûres, injections, seringues…
J’avais l’impression que mon monde s’écroulait, que gérer cette maladie serait insurmontable.
Je me disais: jamais, je ne pourrais faire des piqûres à ma petite chérie, je pensais qu’il y avait un autre moyen puisque ton papa prenait des médicaments, j’ai dit à ta véto, mais on peut peut-être lui donner des médicaments…
Elle m’a répondu que les médicaments n’étaient pas efficaces, qu’il fallait en passer par l’insuline.
Ce que j’ai pu pleurer, je suis passée par toutes les étapes: la peur, le refus, la résignation, mon cœur disait non, ma raison disait oui. Et j’ai fini par accepter.
J’ai eu le droit à une démonstration pour l’injection, qu’elle m’a montré sur toi. J’ai failli m’évanouir au vue de cette seringue qui te rentrait dans le corps (je tournais toujours la tête lorsque tu te faisais vacciner) et me voilà avec la seringue dans la main.
Je tremblais tellement que j’ai cru t’avoir fait mal mais ta véto m’avait bien montré comment tirer la peau de façon à former une petite tente et de piquer à l’horizontal.
Et j’ai décidé de faire confiance à ta vétérinaire qui m’a expliqué que tu pouvais être en rémission dans les 3 mois. (Bon, on a vu par la suite, qu’elle avait eu un excès de confiance mais c’est une autre histoire).
Et nous voilà munies d’une prescription de Caninsulin: 1,5 UI, un rendez-vous 20 jours plus tard pour te faire des contrôles sur une journée.
En rentrant à la maison, après avoir expliqué à papa ce qui t’arrivait (il était déboussolé lui aussi, le pauvre) je suis allée chercher des renseignements sur le net, pas sur le diabète proprement dit, mais pour essayer de comprendre le traitement.
Puis les jours ont passé, j’ai fini par me familiariser avec les injections.
Et une chance incroyable: j’avais la plus merveilleuse des petites chattes, une douceur qui s’est laissée manipuler, piquer, sans aucune agressivité.
Je n’étais sur aucun groupe conseil à cette époque, mais des copines sur un forum chat m’ont conseillé d’aller sur un forum diabète félin, tenu par une copine qui avait créé ce forum pour son chat diabétique et aidait d’autres maîtres de petits sucrés. »
Gomette: « Ah oui, Céline, la maman de Swan? »
Moi: « Oui voilà petit Swan dont je n’avais pas compris qu’il était diabétique.
C’est sur ce forum que j’ai appris qu’on pouvait aussi prendre la glycémie aux petits chats.
Et c’est grâce à Papa que nous avons commencé à te tester. C’est lui qui testait, moi qui te tenais.
Et comme tu avais merveilleusement bien accepté les injections, tu as, de la même manière, accepté les tests. »
Gomette: « Et maintenant c’est toi qui le fais toute seule. »
Moi: « Et oui, j’ai fini par ne plus avoir peur et tu es tellement docile et adorable que c’est vraiment facile avec toi.
Me restait plus qu’à t’amener à la rémission.
Sauf que je ne comprenais pas ce diabète et là, je me suis dit que pour te soigner, il fallait que je sache à quel ennemi j’avais à faire.
Et c’est ainsi que je me suis retrouvée sur un groupe de nutrition.
Ce groupe m’a fait connaitre un groupe diabète qui m’a permis de « connaître » d’abord Marie et ensuite Stephanie, que j’ai suivie lorsqu’elle a créé le groupe Diabète Félin. »
Gomette: « Et c’est grâce ce groupe que j’ai réussi à être en rémission une première fois. »
Moi: « Et oui et même si tu as rechuté, tu as de nouveau de très jolies valeurs car tu as la meilleure prise en charge qu’il soit ici. »
Gomette: « Merci maman et merci au groupe! » ![]()
À l’origine, ce témoignage a été partagé par son auteur sur notre groupe Facebook DF. Il est repris ici à des fins d’archivage et de mise à disposition dans la catégorie Témoignages, afin de faciliter l’accès à certains retours d’expérience pour les membres.
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